Krakow - Pologne 4/04/08

Krakow - Pologne 4/04/08
Tu me manques. Vraiment. Pas un peu. Beaucoup. Viens. Reste dans mes bras. Ne laisse pas le vent nous séparer. Double mes pas. Perds toi avec moi. Ais du mal à prononcer le nom des rues, ais du mal à te situer, apprends à tout oublier, apprends à connaitre. Sans relâche. Jamais. Gardons ce rythme... à vie? Peu plausible à mon avis. Amour veuf et orphelin. Tu "m aimes" une langue que je ne maitrise pas, il doit être faux ami.

# Posté le mercredi 02 avril 2008 18:29

Modifié le mardi 08 avril 2008 06:36

PORTRAIT

Chapitre premier

Les cheveux bouclés, je suis ce gamin aux traits d africain. Socialisé par les potes de sa cité et ceux des endroits un peu mieux réputés, on me nomme métisse. Mélange dans le shaker, résultat de la neige tombée au beau milieu du Sahara cette nuit étoilée d amour. Le grand échiquier de la vie a négligé mon rôle, va falloir trouver sa place sur ce damier noir et blanc.
Les grands peupliers parisiens camouflent la vie de la cité HLM ou je reçois une éducation simple. Beaucoup de respect, de partage et d égalité, d amour et de solidarité. Les mots d adultes prononcés par mes parents font mouche, pas le droit à l erreur pour le bien de la famille, très vite j écoute et comprend. Le regard des autres peut être méchant, il sera ma potion, le secret de ma détermination.
L apprentissage de la lecture se déroule convenablement, parfois le soir mon père me fait écrire des lignes de lettre en majuscule, je m applique. Selon lui, le savoir guérit tous les maux.

Chapitre second


Je suis ce collégien en recherche d identité. Le chant du coq pour me réveiller, je porte le parfum de la méditerranée. A certains cours j arrive en retard, ce n est pas ma faute mais celle des fous du quartier ayant pris d assaut le bus scolaire, quand tu les connais tu rigoles bien, et puis rater une heure de maths sa ne me dérange pas. Voilà le chauffeur nous fait descendre, la nationale nous escorte, le trajet se termine a pied. « Toujours les mêmes », il paraîtrait que notre « avenir est en prison » à chaque trimestre je viens les énerver avec mes bulletins et mes « félicitations ».
Je suis cette façon de parler, la découverte du rap français, ces cheveux plaqués et les premiers baisers volés. J ai un tatoo, je connais mes premières soirées, et grâce à mes horaires de fou j enchaîne les matchs de foot.

Chapitre troisième


Je suis ce lycéen plutôt malin, les cours se passent assez bien jusqu au moment de l orientation. J aurai besoin d aide ou d une boussole à vrai dire je suis désorienté, en plus l argent commence sérieusement à m'obséder. Sans le vouloir j ai le vice des bonnes affaires, bien sur je n ai pas toujours eu du flair sinon les heures de colle j'les aurais pas faites, je n aurais pas non plus insulté Collette. J'te jure se faire virer c est bête ! Heureusement les profs apprécient ma plume, ma technique s affûte, je suis ce drible sur le bitume.
Les étés au quartier me prennent la tête, la brochure a omis de préciser la vue panoramique sur des montagne de béton : ses fenêtres s allument à 5h du mat en période de ramadan. Le vigil du centre co' a bien été formé, le discriminé devient discriminateur ... je ne m étonne plus d être suivi au rayon sport.
Avoir le bac c est bien, avec mention c est classe, je me sentais aussi bogoss que ma photo avec la glace.
Je suis toutes ces vannes bien aiguisées, ce tag pour représenter. Panam c est Châtelet ou Clignancourt, et histoire que les pauvres puissent s évader : le week-end la carte imaginaire est dézonée.

Chapitre quatrième


Je suis cet étudiant en manque d aisance devant le costume cintré d autres types zélé. Je respire la zone d éducation prioritaire, ces préjugés commencent à me faire douter ce que seules les heures de bibliothèque parviennent à éliminer. Merci ba' merci m'man je suis du genre entêté. J accélère, puis passe la deuxième, sur ma route je découvre une perle, son charme m émerveille, nos discussions me font grandir.
Sur mon torse l amitié a laissé sa trace au fer rouge, la sécurité routière ne m a pas oublié : 4 points juste pour ce feu rouge. Je refuse d être une victime de la société alors je continue a conduire le micra et le 206cc.
J ai l expérience d un sans papier, d un séjour en G.A.V, de plus d un recalage de boites même pas cotées.
Je veux avoir les honneurs de la grande porte, et la franchir avec mes potes. Un cordon de chicha pour nous relier, les autres s énervent autour d un poker en état d ébriété.
Tu me connais... le sourire aux lèvres pendant un contrôle d identité, je brandis fièrement ma troisième année de droit, on sait lire on sait écrire, faut pas croire ce qu ils disent à la télé.
J ai ma définition de l ascension sociale : toujours en casquette - djellaba dans mon cabinet d avocat. « Monsieur l agent ne m insulte plus... l esclave est devenu Maître ».

Epilogue

Je crains la mort et ses manières alors ma chérie fait moi croire en l Amour.
Je suis l histoire de mon père et la tolérance de ma mère, la fougue de mon frère et la beauté de ma s½ur. Je suis le souffle du sirocco sur les hauteurs du sacré coeur.
J ai l accent des bidonvilles, la rage des ouvriers. Je voudrai avoir le courage des français qui ont résisté, de ceux qu il ne faut pas oublier. Je suis l Indigène pieds nus sur les champs Elysées.
J ai le jeu de jambes d Ali et le crochet de De La Hoya, le combat de Malcolm X pour la logique de Luther King. L'honneur d Abdelkader, l envie d unir de Gandhi et la discrétion de Schindler. Je suis l Algérie libérée, et la peine des familles des victimes. J ai l imprévisibilité d un Tsunami et la spontanéité de mes fous rires. Garde sa pour toi : je me noie dans les yeux d un nouveau-né.
Je suis toutes ces années perdues mais à jamais gagner par Mandela.

Comme lui sur le toit du monde, j espère ne jamais oublier qui je suis. Et si tu trouves que j abuse c est que tu ne dois pas avoir l humour de Debbouze.

En noir et blanc sur un fond de soul, je suis cet Indigène pieds nus sur les champs Elysées.



# Posté le jeudi 05 juillet 2007 17:26

Modifié le mardi 14 avril 2009 06:22

Entre elles deux.

Entre elles deux.
La bas le bonjour a été remplacé par labès, ici le soleil a été remplacé par la neige.
Ce n est pas le mythe d Ulysse qu on se partage mais celui de Zinédine.
Une histoire en commun depuis des piges, le rêve américain ils connaissent pas, la cousine française leur tend les bras.
Ce texte c est un retour au pays pour les anciens.

Le colon a débarqué, logique qu elle soit convoitée, la terre est belle.
Vaste Algérie, tu viens de perdre ton intimité.
La Kabilye devient la normandie, la mer c est la même, Oran a une jumelle qu on appelle Marseille.
Cette terre sablée fascine, il paraîtrait que du haut d Alger on aperçoit la Tour Eiffel.
Les français aiment ce nouveau St tropez, du jour au lendemain les algériens naissent sous une nouvelle identité.
La vie s établit au quotidien, tous s habituent à partager leurs pains.
Dans les rues la foule se mêle,au marché cheveux lisses et bouclés s entremêlent, une amitié nait entre Nolwenn et Nawell.
Les rites ne sont pas les mêmes, sa joue du coude entre le Ramadan et la Noël.
Les Français sont bizarres de croire en ce vieux distribuant des cadeaux gratuitement,
Les Algériens sont malades de ne pas boire ni manger pendant un mois.

1933, l Allemagne a un nouveau chef, petit à petit celui ci se fache.
La guerre est déclarée, la france est mal en point, de Gaulle a pris l accent anglais.
Indigènes soyez fiers de vous battre pour votre patrie! Indigènes soyez fiers d aller vous faire tuer!
Si le front était un journal ils seraient les Gros titres.
La mère patrie a été libérée, les indigènes meurent en soldat inconnus.
L histoire se résume à des lignes, dans les archives aucune, au combat ils formèrent la première.
Les scènes de tueries ont affirmé l égalité, non l homme blanc n est pas plus intelligent.

Un retour désillusionné, la tête haute et le coeur serré, c est décidé la terre doit être réatribuée,
Le Général les a compris, Marianne l'a souvent répété : " les bons comptes font les bons amis"
Alors pourquoi l égalité fut elle amputé de sa devise? Avait elle oublié que parfois la différence divise?
Les frères d armes ne se retrouveront plus au sein de la même armée.
Beaucoup de sang éparpillé, des faces à faces les yeux écarquillés, ils se tuent or la veille c est ensemble qu ils dinaîent.

Le 5 juillet 1962 l'Algérie renaît. Un bout de la France disparaît.

Chacun dans son coin on remplit les pages de l histoire.
La construction de cette nouvelle démocratie est hésitante mais ambitieuse.
Difficile de mettre tout le monde d accord, la peur ressurgit,
Le mal provient de l' intérieur, c est le début des années noires.
Femmes et nouveaux nés, jeunes hommes ou vieux mariés, tous subissent la folie de quelques uns.
A force de courage, et de larmes versées, le pays s en sort... enfin!

Le souk de Nedroma revît à travers les odeurs du marché des Bosquets,
Sur le sol tricolore nos vie se construisent pas à pas.
La tête de là bas, l éducation d ici, dommage qu en France tout le monde n ait pas la gueule de l emploi.
L envie de vivre d ici, les valeurs de là bas, dommage qu en Algérie il n y ait pas assez d emploi.

Toutes les galères rencontrés ici, tous les malheurs abbatus là-bas ont forgé ce que nous sommes.
J ai gardé le meilleur de là-bas, j ai gardé le meilleur d ici pour devenir ce que je suis.

# Posté le mercredi 13 juin 2007 07:15

Modifié le vendredi 15 juin 2007 08:22

Il était une fois...

Il était une fois...
Il était une fois un Gars. Il était une fois une Fille...

Rien ne devaient les faire se rencontrer...
Lui s était orienté dans l établissement qu elle avait choisit par soucis de proximité.
Il, sort d une cité.
Elle, on dira de chez elle...


Plutot belle un peu rebelle, souvent ses pensées s emmêlent.
Lui, deviendra le mec qui les demmêlent
.

Lui, a des amis qui parlent fort et mal quand ils sentent qu ils ont tort.
Elle, est féminine, pas besoin de la jouer féline, a un sourire qui te donne bonne mine.
Lui, a un regard qui rend les demoiselles Coquines
.

BREF, un contact ne dépend parfois que d un devoir inachevé, dans cette Histoire la relation s établit sur une vanne bien lancée.

Les esprits bien affutés, elle jouait en le provoquant, voulait voir sa réaction quand il était choqué.
Lui aime rigoler, lui parler, ose lui dire que parfois la culture peut bloquer.

PEU importe ce sont de bons potes, mais entre Humour et Amour il n y a q une porte...

Celle-ci est bien verrouillée. Comment s y prendre pour la forcer?
Entre 2-3 mots tendres et la longueur d onde sur laquelle ils marchaient voilà que s ouvre le loquet...
Chacun s empresse vers un sentiment qu ils avaient tenté de conserver au plus profond de leur intimité camouflé sous leur amitié...

Un instant pour s envoler sur le Tapis de l insouciance, la nuit est douce.
Elle a des yeux qui scintillent comme un millions d étoiles réunies.
Il est le parfum qu elle voudrait porter
.
A chaque regard qu ils s envoient se sont des caresses qu ils se donnent.
Entre ELLE ET LUI, c est souvent la belle Vie,
Sa rigole, sa se dispute, sa se pardonne...

Soudain les réveils sonnent. LE soleil rayonne.
Même la plus belle mélodie se finit. Le Génie les avaient réunit le temps d une nuit.


Ce sont les blessures et les Obstacles qui font les plus belles histoires.
Alors dans un coin de leurs coeurs nos deux Héros continuent à y croire...

# Posté le lundi 01 mai 2006 11:05

Modifié le mercredi 30 mai 2007 13:25

Silence... on kiffe !

Silence... on kiffe !
y a des foto comme sa qui veulent tout dire...

Tu la vois et t as même pas envie de rédiger tu te laisse porter, des mots te passent par la tête et par le coeur...

La vie, la Famille, l Amour, la Guerre, la Paix, l Enfance, l Ignorance, le Bonhneur...



juste un instant émotif entre sa mère et son ptit,
loin des complexes que nos sociétés modernes ont développé,
Loin de jean luc delarue et de celles qui se trouvent pas belles...

Un instant sans motif, de complicité à travers ces regards,
Loin du pétrole ou du business que fourni l électricité,

Super loin des chansons bidons et d Amine qui voulait que tu portes son NOm...

# Posté le mardi 21 mars 2006 04:22

Modifié le jeudi 31 mai 2007 12:36